ACTU GAMING, MAROC

Le parcours du gamer Marocain

Le parcours du gamer Marocain

Les événements organisés au Maroc depuis 2016 par AREA 12, INWI, MANGA AFTERNOON, WORLD GAMING FEDERATION, ORANGE, OLOG HAI, MOROCCAN GAMING EVOLUTION, ORGANISATION MAROCAINE DE GAMING, LEAGUE OF MOROCCO et ELECTROPLANET ont été les moments chauds pour la distribution des cashprizes pour les heureux gagnants tant marocains qu’étrangers. Ces compétitions et tournois avaient permis à des gamers surtout africains de tester leurs compétences et talent sur plus d’une dizaine de jeux vidéos, à savoir :

Il convient de préciser que le Maroc n’est pas à ses premières manifestations dans le domaine des jeux vidéo, mais qui n’ont malheureusement pas eu l’audience qu’il faut pour qu’elles soient portées au public. Ces manifestations ont eu le mérite d’attirer l’attention sur l’intérêt que porte les marocains aux jeux vidéo, l’ouverture ça et là des salles de jeux de standing très hétérogène pour mettre à la disposition des gamers marocains un espace agréable pour se réunir, se connaitre et d’échanger des informations et compétitions internes.

Grâce à l’appui de certains sponsors, des cashprizes d’une enveloppe de plus de 500.000,00 DHs (dont 2 tiers donnés par WGF et Orange), ont été remis aux heureux champions en 2017.

Le parcours du gamer MarocainOlog haï a profité de l’accumulation de ces événements pour faire des enquêtes, des interviews et collecter des données et informations sur le parcours du gamer marocain ainsi que ses appréciations, commentaires et réactions quant au milieu des jeux vidéo.

Nos interlocuteurs ont déclaré qu’ils ont commencé à pratiquer les jeux vidéo, depuis leur jeune enfance, en utilisant le matériel (console et PC) disponibles à l’époque sur le marché marocain, sous la bénédiction et le contrôle de leurs parents et proches. D’autres ont avoué qu’ils le faisaient en cachette, en raison du refus systématique de leurs parents et proches.

Le parcours du gamer MarocainEnsuite, ils ont fréquenté les salles de jeux connues sous l’appellation des « arcades » jusqu’à leur disparition pour des raisons qu’ils ignorent. Puis, ils ont continué à fréquenter le monde des jeux vidéo, d’une manière occasionnelle, tout en poursuivant leurs études ou en travaillant, pour sauvegarder leurs relations d’enfance et les consolider. Pour ce faire, ils organisaient des sessions ou rencontres amicales officieuses soit dans leurs domiciles respectifs ou dans des cafés de leur choix ou association du quartier, pour organiser des petits tournois et compétitions. Ces rencontres étaient très fréquentes lors du mois de Ramadan et les grandes vacances.

Elles étaient les seules occasions où les gamers pouvaient se mesurer à leurs confrères, d’être informés sur les nouveautés, d’apprendre et de se former.

Nombreux sont ceux qui ont avoué que grâce à ces rencontres intimes et les quelques maigres gains qu’ils réalisaient, ils ont pu persévérer dans le domaine des jeux vidéo et vivre sous d’autres cieux, tant au Maroc qu’à l’étranger. Selon eux, les sacrifices étaient énormes, les souffrances intenses. Souvent, le moral n’était pas au beau fixe mais, il fallait y croire.

Tous et sans exception, ont mis le doigt sur les goulots d’étranglement, les obstacles, les difficultés, le rejet du milieu social auxquels ils étaient obligés de faire face, pour continuer à pratiquer les jeux vidéo. Il leur était difficile de trouver des arguments convainquant, pour lutter contre cette image négative qui régnait dans la société marocaine, à l’instar de toutes les sociétés de par le monde concernant le « jeu » pour ne pas dire le jeu vidéo. A cela, il convient d’ajouter que les succès demeurent très aléatoires, les sources de financement inexistantes, les encouragements et les incitations impossibles. D’ailleurs, l’absence totale et marquée des pouvoirs publics ne fait aucun doute. Les annonceurs et sponsors tournent carrément le dos à ce secteur émergent.

Nul n’est sensé ignorer que le gamer marocain est étouffé dans son élan et son évolution par plusieurs facteurs, à savoir : carence des infrastructures, absence de salles de jeux, prix exorbitants des équipements (consoles, ordinateurs, logiciels des jeux…)

Forts de leurs obstinations et leur persévérance, la majorité des gamers contactés estiment que les diverses manifestations organisées depuis 2016 ont été une aubaine, une lueur d’espoir dans l’univers du gaming marocain. Elles ont permis de fédérer, de faire réunir les gamers et les fans marocains, d’organiser des compétitions entre eux, échanger leurs connaissances, acquis et technicité dans le gaming. Elle a ouvert la voie aux sponsors pour organiser des compétions et distribuer des cashprizes : facteur sans égal de motivation et aiguisement des armes des joueurs.

Le parcours du gamer MarocainLa communauté des gamers qui existe réclame avec insistance pour assouvir sa soif et aller de l’avant que les rencontres soient plus intenses en multipliant les tournois et compétitions à l’échelle locale, régionale et nationale. C’est le seul moyen pour démocratiser le gaming, de lui donner la place qu’il mérite dans le milieu social marocain. Nombreux sont ceux qui recèlent des potentialités énormes et incontestables.

La communauté des gamers est convaincue que c’est à travers ce travail en profondeur et soutenu, qu’il est possible de stimuler les pouvoirs publics, d’inciter les annonceurs et, surtout, d’intéresser les sponsors. Sans ces trois intervenants, le gamer marocain ne pourrait jamais réussir et accéder à l’international.

article édité par Abdou journaliste Olog Haï

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