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Jeux vidéo et mutations de l’économie mondiale

Jeux vidéo et mutations de l'économie mondiale

L’économie mondiale dans toutes ses composantes est bouleversée d’une part, par des mutations profondes provoquées  par des révolutions numériques et, d’autre part, par la transition énergétique qui la secoue sans prendre en considération le niveau de développement politique, économique et social de chaque composante.

Depuis 2008, tous les secteurs de l’économie mondiale sévissent dans la crise à l’exception du secteur des jeux vidéo Ainsi, ce secteur, en croissance régulière depuis 2010, a  réalisé un chiffre d’affaire de l’ordre de 100 milliards de dollars US en 2017 et occupe environ le tiers de  la  population mondiale. La chine y contribue pour 25%.

Jeux vidéo et mutations de l'économie mondiale

Au sein de cette tourmente, quel modèle de développement devrait-on adopter pour l’Afrique ?

Comment l’adapter aux métamorphoses de notre univers ?

Quels seraient les secteurs porteurs et les métiers d’avenir ?

 

Précisons, si besoin est, que l’Afrique a la chance d’évoluer dans l’ère du numérique et de l’informatisation à outrance, grâce à l’émergence et le développement des technologies nouvelles.

A l’instar des pays riches de l’Europe, de l’Amérique du Nord et des pays Sud-Est Asiatique, l’Afrique est envahie par la vague des jeux vidéo qui sont « un fait de sociétés ». Cette vague  submerge tous les pays du monde, quel que soit leur religion, leur culture, et leur niveau économique et social.

Il convient de noter également que les jeux vidéo jouissent d’une audience croissante et permanente favorisée par les  nouvelles technologies. Ce qui leur permet de battre en brèche les mœurs, us et coutume, d’accélérer l’uniformisation du monde et créer un langage commun de communication.

Jeux vidéo et mutations de l'économie mondialePendant longtemps, le marché africain était marginalisé, boudé par les industriels et les éditeurs des jeux vidéo pour des raisons structurelles (faiblesse du pouvoir d’achat) et défaillance des connexions. De nos jours, le marché africain  est convoité par certains opérateurs, notamment ORANGE et certains éditeurs de logiciels et des jeux vidéo pour deux raisons essentielles :

  • La première raison réside dans le fait que le marché africain est un marché de seconde main, c’est-à-dire, un marché d’occasion et, surtout, un marché de recyclage. C’est grâce à ce marché d’occasion que le cycle de vie de certains produits se trouve allongé de quelques années, générant ainsi une manne financière contrôlée  par je ne sais qui.
  • Quant à la seconde, elle est matérialisée par le nombre de mobiles vendus en Afrique, toutes marques confondues, neufs ou d’occasion avoisine le milliard d’unités en 2017. Grâce au système D et au fort potentiel de sa jeunesse, l’Afrique a pu réussir son ancrage à l’économie mondiale des jeux vidéo en dépit de la carence des infrastructures et les déboires des connexions.

Le secteur des jeux vidéo constitue donc une aubaine pour l’Afrique qui mérite d’être exploitée à bon escient au niveau de l’éducation, de l’enseignement, de la formation et de la création des activités génératrices de revenus. Pour ce faire, cette variable devrait être intégrée et prise en considération dans les stratégies et programmes de développement de l’Afrique.

La réussite dans ce domaine, passe par le fait que l’Afrique devrait, d’abord, compter sur ses propres moyens et ressources. Autrement dit, l’Afrique n’a pas besoin de théories économiques savantes ni de modélisation sophistiquée, ni d’experts internationaux de hauts calibres, qui ne font que transposer des pseudos solutions puisées dans la réalité de leurs pays d’origine sans tenir compte des spécificités de l’Afrique. En plus, ces experts coûtent très chers et deviennent des facteurs d’hémorragie des ressources financières déjà rares.

Ensuite, l’Afrique devrait s’atteler :

  • à briser le cercle vicieux de la pauvreté, de la marginalisation et du chômage endémique qui mine sa jeune,
  • accorder une priorité à la valorisation du facteur humain grâce à l’éducation, l’enseignement, la formation, la motivation et au civisme,
  • stimuler l’esprit de créativité, d’innovation et exploiter l’énergie potentielle de sa jeunesse, de vouloir faire et entreprendre,
  • orienter la jeunesse vers les nouveaux secteurs porteurs et nouveaux métiers générés par le secteur des jeux vidéo par exemple.

De plus, une chose extraordinaire est en train de se produire à l’aube du troisième millénaire ; le « savoir-faire » n’est plus désormais une manne de domination, d’accès et de contrôle des marchés à l’échelle mondiale. De nos jours, les grandes puissances mondiales ont dû apprendre à leur détriment que le « savoir faire » a démontré ses limites, pour ouvrir, conquérir des marchés, accroître les parts de marché, et, surtout maximiser les gains. Nous assistons à un retournement de la tendance. C’est le « faire-savoir » qui prend désormais la relève et devient dominant à l’échelle mondiale. Pour vendre, les industries innovantes et compétitives devraient faire connaitre leurs innovations, non pas, par les moyens classiques, mais par des approches nouvelles, afin de les mettre à la disposition des utilisateurs, des consommateurs et distributeurs.

Grâce à son audience croissante et permanente, soutenue par les nouvelles technologies, les jeux vidéo sont entrain de battre en brèche les mœurs et les traditions, d’uniformiser le monde, de créer un langage commun de communication et, surtout de remettre en cause la notion des frontières de tous genres. Cette nouvelle situation a contraint les industriels, les éditeurs de logiciels de loisir, les studios de développement et les sponsors à intervenir sur le marché mouvant et très attrayants des jeux vidéo en organisant des manifestations, des compétitions, salons et en distribuant des cashprizes. Ce qui est extraordinaire, c’est les changements qui sont tellement rapides, ne laissant aucune chance au Droit et au législateur de cerner, de légiférer et de contrôler le secteur des jeux vidéo et ses activités annexes.

En guise de conclusion et en dépit de quelques soubresauts, le secteur des industries des jeux vidéo en Afrique demeure encore embryonnaire et devrait faire face à de nombreuses carences et défaillances, manque d’infrastructures, carence des connexions, absence d’une main d’œuvre qualifiée et de haut niveau, absence de champions de calibre international, manque d’engouement et d’intérêt pour les sponsors, les investisseurs et les annonceurs.

Conscient de cette situation, OLOG HAI lance une série  d’enquête et d’études pour cerner à la fois le secteur des industries vidéo et les nouveaux métiers qui devraient stimuler le marché du travail.

article édité par Abdou journaliste Olog Haï

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